Brassage amateur - scotch ale

2 décembre 2008

Voilà après plusieurs mois n’ayant pas pu brasser de la bière (températures trop chaudes), et ce dernier mois à en boire et en re-boire, je me suis remis à mon activité occulte préférée, à savoir le brassage amateur !

Au programme du jour brassage d’une vingtaine de litres de scotch ale

Cette recette est composée de 5kg de pale malt (pour le sucre) et de quantités plus limitées de malts de couleurs (plus grillés) pour donner le goût et la couleur à la bière. Entre autre du malt ambré, du cara malt de malt chocolat et du malt de froment. Le houblon est une sorte anglaise douce, l’East Kent Golding et la levure classique du genre, une type T-58 (fermentation haute).

La fin de matinée a été occupée à la remontée de la cave et la remise en service du matériel, mais aussi à la mission : aller chercher de l’eau au puit, enfin plutôt à la fontaine, celle de la butte aux cailles. La qualité de l’eau est importante pour la bière, à voir le nombre de brasseries qui se sont installées à proximité d’une source, on va dire que j’en ai fais de même :)

Bref après deux aller-retour avec mon seau rempli à chaque fois d’environ 18L d’eau, j’ai ce qu’il me faut et je peux commencer à concasser le grain. Y’a pas à dire mais c’est physique de transporter la flotte et de mouliner le grain, vive le sport !

pale malt, malt chocolat, froment et cara malt :

Vers midi le concassage est fini, l’eau est presque à température (68°), l’empâtage peut commencer. Sans trop rentrer dans les détails cette opération consiste à récupérer l’amidon du grain transformé par des enzymes en sucres divers. Cette opération dure environ 80 minutes et ce déroule ici à 68°C.

Ensuite les résidus solides (drêches) ne nous servent plus donc on procède à la filtration avec un filtre maison réalisé à partir d’une tresse inox. Ce filtre est toujours aussi impressionnant, même les infimes particules sont retenues par le gâteau de drêches et la tresse.

La quantité d’eau initiale n’est pas la quantité finale, le grain en retient une part (presque son poids) et les résidus contiennent encore du sucre, d’où la présence d’une réserve d’eau sur le dessus pour rincer les drêches et récupérer le maximum de sucres. C’est en faisant varier le nombre de litres d’eau de rinçage que l’on obtient une bière plus ou moins concentrée (et donc plus ou moins forte en alcool).

Une fois le volume de moût voulu atteint, je déplace ma casserole sur les plaques et c’est parti pour 90 minutes d’ébullition. C’est à cette étape que je rajoute le houblon, dont les résines amères doivent être extraient à chaud et pendant suffisamment longtemps. Je profite de cette étape pour nettoyer tout le barda des étapes précédentes.

Ajout du houblon :

A la fin de l’ébullition, j’utilise le serpentin en cuivre (Bob le boa) pour refroidir le moût, qui est pas loin des 100°C. L’eau froide circule dans le tuyau et par échange thermique au bout de 10 minutes le moût est refroidi à 25°C.

Ensuite je prépare la levure en la réhydratant et avec un peu de sucre. Il ne reste plus qu’à bien oxygéner le tout et d’ajouter la levure dans le seau de fermentation.

La mesure de la densité et un petit calcul me permettent de savoir que la bière fera environ 7,5% alc. vol. c’est un peu moins que le taux prévu mais j’ai presque 2L de plus que prévu en raison du rinçage un peu trop important.

Verdict dans environ 2 mois si tout va bien :)

Toutes les informations sur la bière et le brassage amateur sur Univers Bière :)

Florian en Californie : SF part I

1 décembre 2008

Après mon arrivée d’hier, et une bonne nuit de sommeil qui m’a fait énormément de bien, je traîne dans le lobby en écrivant quelques mails. J’avais déjà entendu beaucoup de français parler dans la rue hier en montant de la gare du CalTrain vers l’hôtel, mais je ne me doutais pas que ça serait à ce point. Il y a une demi-douzaines de gens du M2 info de l’UPMC, cuvée 2008 qui dorment ici ! On n’est tranquille nulle part. J’ai de la chance dans mon malheur, ils sont sympas. Et oui, si je veux rencontrer des français, je peux le faire en France en passant ma porte d’entrée, donc c’est toujours un peu décevant de se retrouver entouré de grenouilles.

Ah, mais j’ai oublié de parler de l’arrivée d’hier justement ! C’était pendant le Black Friday, le vendredi après Thanksgiving (qui est toujours un jeudi, pour ceux qui suivent) où un peu près tous les commerçants font des “Sales”, des soldes. Les magasins ouvrent à minuit ou à 5am du matin, un employé s’est fait écraser cette année en ouvrant les portes à une foule en délire, et de manière générale il ne vaut pas vouloir se promener dans un mall ou sur une allée commerçante ce jour là. Et bien, pour vous, j’ai testé… et en effet c’était trop plein de monde. Un petit détour au Virgin pour acheter de quoi remplir mon nouvel iPod et je suis rentré vite fait à l’auberge une fois que j’avais compris que les soldes duraient pour presque tous les magasins tous le week-end (dimanche inclus, et oui nous sommes aux Etats-Unis).

Donc, préparé par hier, j’ai commencé par faire un petit détour Shopping chez Gap, sur Powell et Market. Quelques réductions intéressantes, une petite opération de conversion euro / dollar et me voilà doté de quelques nouveaux vêtements. Je retourne poser ça à l’hostel et je repars à l’exploration, le quartier Italien et North Beach en général (en haut à droite de la presqu’île). Je me pose dans une pizzeria, le temps de manger et voilà mes camarades français qui m’appellent en arrivant à leur hôtel. Heureusement je suis du bon côté de la ville et je m’en vais les rejoindre rapidement.

Et là, ça change beaucoup de mon hostel. Ils sont dans un des plus beaux hôtels de la ville, deux portiers m’accueillent et leurs chambres sont très grandes. Pas particulièrement bien équipées, mais très rapidement leur bouteille de mousseux californien et leur café gratuit leur est servi. J’en profite par la même occasion, merci à eux.

Etape suivante, nos compagnons désirent louer une voiture. Leur choix se portera sur un immense SUV (4×4) Ford, rapidement mis sur la route pour rejoindre Mountain View, une petite ville au sud de San Francisco et au coeur de la Silicon Valley (où l’on trouve par exemple l’ancien siège de SGI devenu… le Googleplex) pour découvrir “le meilleur restaurant japonnais de la côte est”. La route est jolie, nous descendons la 101 (one-o-one) le longe de l’aéroport, puis le long du fond de la baie au bord de l’eau. Le restaurant nous est présenté par Sam, une tête connue pour les gens qui gravitent autour de la planète Prologin ! Et c’est en effet vraiment excellent. J’ai goûté aux sushis au poulpe, ainsi qu’à ceux à l’anguille d’eau douce, délicieux.

Retour sur San Francisco, mes compagnons confient leur voiture au valet de l’hôtel alors que je regagne ma chambre (deux blocs plus bas, et ça descend dans ce sens, ce qui est bien plus agréable). Je ne pense pas les revoir demain, ils ont l’air vraiment très fatigués et j’ai vraiment l’envie de bouger.

Voici quelques photos de ma sortie du dimanche soir en solitaire dans les rues de Fresco.

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J’aime vraiment ça et je veux voir toutes les photos du voyage.

Florian en Californie : le retour, et l’arrivée à San Francisco

1 décembre 2008

J’ai donc passé quelques jours à Los Angeles, très aimablement hébergé par Ludovic. Il y aurait beaucoup de choses à raconter, mais je n’ai pas trop le temps ni l’envie d’écrire un pavé alors pour faire court : c’était bien. Los Angeles est une ville énorme, mais les réseaux de transport en commun y sont très bien développés (contrairement à ce que l’on peut entendre). Le gros problème réside dans la taille de la cité : c’est énorme et du coup pour aller un peu au nord à un peu au sud on met facilement deux heures.

Sur ces trois jours, j’ai visité les principaux quartiers autour de Downtwon : Little Tokyo, Korea Town, Toy District, Fashion District, les galeries (le MOCA, et son magasin plein de livres géniaux sur la photo et l’architecture), les salles de concert (le Walt Disney Concert Hall), les édifices publics… La ville impose par sa taille mais est très riche au niveau de l’architecture. Les bâtiments publics sont pour la plus grande partie très intéressantes, très riches en idées, en détails et couleurs. Que ça soit ceux des années 60 ou ceux qui sont en train de sortir de terre. Car la ville n’est pas figée (comment ça je pense fortement à Paris en disant ça ?), un building tout neuf et à l’architecture osée peut tout à fait sortir de terre en plein centre ville en 2008. Et j’ai également racheté un iPod, visité de nombreux magasins pour tenter de trouver un Lumix TZ5 à un prix correct, tenté l’expérience de malls (galleries commerciales géantes) de Woodland Hills, et vu Quantum of Solace.

Ensuite, c’était Thanksgiving, jeudi dernier ! J’ai été invité par Lucinda, une française qui travaille et vit à Los Angeles. La fête a commencé en fournissant le mercredi soir un peu de ma main d’oeuvre pour finaliser les courses, choisir une dinde (pour 10 personnes, quand vous avez jamais fait ça, j’aimerai bien vous y avoir) entre les modèles cashers ou pas, avec ou sans hormones, organique ou pas. Et jeudi, nous nous sommes mis à table vers 14h pour en sortir vers 19h, plus que repus. Mais toute la nourriture était vraiment excellente, j’ai rencontré des français, des françaises, et des japonnais très sympas. Une réussite.

Le lendemain, soit vendredi dernier, j’avais rendez vous avec une jeune fille du même âge que moi, étudiante en arts qui allait sur San Francisco. Après avoir négocié un peu pour repousser l’heure du départ de 4h du matin à 8h, j’ai fait mes adieux à Ludovic, remis mon sac à dos avec toutes les affaires d’hiver qui étaient restés à L.A. pendant le roadtrip, et je suis parti prendre le métro pour rejoindre ma conductrice. Trajet de 7 heures, et me voilà au sud de Los Angeles dans une gare du CalTrain, à 15 min du centre ville. C’est passé rapidement, ma conductrice aimant parler et écouter de la bonne musique (Blonde Redhead, Yeah Yeah Yeahs, Smashing Pumpkins, Pixies…) (et fumer de la marie-jeanne en conduisant, légalement, vu qu’elle a une ordonnance médicale et que la Californie autorise ça) (c’est à priori assez facile, il suffit d’avoir une migraine et de trouver le bon prescripteur) (mais bon c’est pas mon truc).

J’arrive à mon hostel, douche et repos pour ce soir. J’ai pas faim, toujours le repas du jeudi qui me nourri… La suite à venir.

Mais tout ça pour vous dire que j’ai réussi à trouver un appareil à un prix honnête, et que les photos vont revenir ! Pour vous faire patienter, en voici quelques unes :

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J’aime vraiment ça et je veux voir toutes les photos du voyage.

Florian en Californie, part IX

27 novembre 2008

Florian en Californie, part IX

Réveil au petit matin et départ direct pour le parc National de Joshua Tree. Il est 8h30 quand on arrive dans le parc, mais déjà les grimpeurs préparent leurs affaires et les randonneurs se regroupent pour partir à l’aventure. De notre côté, nous nous dirigeons vers Hidden Valley, une petite vallée bordée de piles de rochers à la flore très variée.

C’est mes premiers pas dans le désert Mojave, et le paysage est vraiment très impressionnant. Il n’y a vraiment que des cailloux. C’est aride, on se demande comment de la vie peut survivre ici à part à l’ombre des rochers. Mais c’est vraiment la solution : lapins et rats trouvent un refuge frais dans ces endroits tempérés.

Pete va gravir un sommet pendant que je me balade et prends quelques photos. C’est rapide, il faut que l’on retourne à Palm Springs avant 10 heures pour qu’il puisse prendre son bus pour Phoenix !

Nous voilà repartis sur la route, 45 minutes de galère pour localiser la station après deux renseignements foireux collectés auprès des locaux. Quand les rues font plusieurs kilomètres, c’est pas simple de savoir quand on va réellement “arriver au bout de cette rue”. Heureusement il y a des réseaux Wi-Fi ouverts et le macbook nous permet de collecter un peu d’informations sur la topologie locale avec Google Maps.

Une fois Pete déposé et parti, nous mangeons quelques restes avec Christelle au pied des éoliennes de Palm Springs. Le fond de la vallée est désertique, exposée au soleil et au vent sec et chaud. Le sable est blanc… et j’ai l’impression de noircir à chaque minute que l’on passe à manger.

Retour à Joshua Tree, on fait un grand tour de Hidden Valley, avant de partir à Key Views. C’est la vue clé du park, qui donne une super vue sur la très fameuse San Andreas Fault et la vallée de Coachella en général. Nous sommes à 1581 mètres et la vallée est en dessous du niveau de la mer, on a donc un très bonne vue. Fait intéressant, la vallée se remplie du Fog produit par Los Angeles par un col sur les montagnes au nord-est, et elle est donc remplie d’une couche de brouillard… et de gaz d’échappement. Sympa !

Nous repartons à l’aventure sur les routes du parc. Toujours le paysage aride et les arbres de Joshua Tree, c’est magnifique. Mais l’appareil photo ne fonctionne plus, il semble que le capteur se soit déconnecté du reste de l’électronique. C’est pas grave, les images sont gravées dans ma mémoire, et je me promet de revenir avec le matériel adapté pour faire des photos sympa. J’ai des idées et fait des repérages pour des photos de nuit et avec la lumière du matin en exposition longue.

Sortie du parc pour retourner au nord-est et faire un petit tour à Pioneer Town. C’est une ville qui a été construite et utilisée comme décor de cinéma. Mais on y arrive à la nuit tombée et c’est complètement vide… quelques pas au milieux des décors de saloon, bars et banques, puis on se remet en route vers Los Angeles.

Arrivée à LA chez Ludovic qui nous conduit au BJ’s, un bar qui fait également micro-brasserie. Nous rencontrons Lucinda, une française expatriée et partageons tout ensemble une pizza tout en goûtant quelques bières. Retour à la civilisation et à la ville après 10 jours de wilderness !

Florian en Californie : photos de Bishop, Palm Springs, Joshua Tree

26 novembre 2008

Les éoliennes sont cachées entre dans les photos de Joshua Tree. C’est peut être les dernières, car l’appareil ne veut plus fonctionner et que je ne retrouve pas les prix excellents que Fabien avait eu à New York !

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J’aime vraiment ça et je veux voir toutes les photos du voyage.